LA FLORE INTESTINALE

La flore intestinale c’est la population bactérienne de l’intestin.

Nous avons plus grand nombre des bactéries (10 puissance 14) que des cellules dans le corps (10 puissance 13).

Rôles

  • Activité antitoxique plus ou moins équivalente à celle du foie. Ceci fait que toute défaillance intestinale renvoie un surplus de travail détoxiquant au foie.
  • Augmente la surface absorbante de la muqueuse intestinale, assure le renouvellement correct de cette même muqueuse, synthétise la vitamine K (anti- hémorragique), ainsi que la vitamine B12 (anti-anémique).
  • Aurait un rôle important dans la synthèse des autres vitamines du groupe B et des divers acides aminés.
  • Neutralise les sécrétions endogènes, c’est-à-dire les métabolites et les déchets produits par le corps.
  •  Achève la dégradation des glucides, des lipides et des protéines
  •  Module le PH humoral
  •  Produit des acides gras à courte chaîne
  •  A un effet barrière au toxiques et au toxines, aux bactéries étrangères, aux virus, accroît le nombre des plasmocytes sécréteurs d’immunoglobulines A, G et Même, et augmente la taille, donc l’efficacité » des plaques de Peyer (organes lymphoïdes) de la muqueuse intestinale. Les bactéries digestives peuvent ainsi directement éliminer un germe indésirable, ou bien le tenir en respect au un niveau « sous dominant » de la population.
  •  L’intestin possède des fonctions lymphoïdes immunitaires (Plaques de Peyer, Cellules M etc.), qui sont en relation avec les autres muqueuses du corps (génitales, respiratoires…). Le complexe « tissus locaux + tissus muqueux + tissus lymphoïdes + bactéries saprophytes » lutte efficacement contre les agressions endogènes et exogènes. Ce système est nommé GALT (Gut Associated Lymphoid Tissu). Il permet la maturation de certaines populations de lymphocytes (globules blancs), en particulier les lymphocytes B, les macrophages, et les lymphocytes T émanant du thymus. Les cellules immuno–compétentes d’un intestin sain sont « en permanente vigilance » pour voler littéralement, par voie lymphatique, au secours d’autres sites tels que les bronches, les lacrymales, les salivaires, les voies uro-génitales, ou les glandes mammaires par exemple !

La flore intestinale compte autour de 400 familles de bactéries. Quand nous sommes en bonne santé le bol fécal est composé de :

  •  Bactéries anaérobies et lactiques (liées à l’acide lactique et non au lait) , qui constituent « la flore dominante » (plus de 90 % de la flore fécale). La hiérarchie est de règle en effet, là comme par tout dans le monde biologique : les populations minoritaires étant maintenues en respect. C’est l’un des aspects essentiels de cet écosystème intestinal chez l’homme sain. Ces bactéries saines secrètent de H202 (eau oxygénée), qui est un antibiotique naturel et des lactases, enzymes indispensables à la bonne digestion des produits laitiers.
  •  Une flore « sous dominante » normale composée de bactéries aérobies » cette fois, dont les espèces sont Escherichia Coli et Entérocoques
  •  Une flore « fluctuante » pathogène, aérobie également, et hélas le plus souvent « banalisée » dans les analyses courantes, car portée par une majorité d’individus apparemment sains…Cette population opportuniste, directement ou indirectement perturbatrice et pathogène n’est donc pas saprophyte. Cette population est minoritaire, non autochtone et tenue en respect par la population de tête.

S’y ajoutent ;

  •  Des levures et des champignons, opportunistes également, et pourtant fort répandus à notre époque.. Les flores fongiques (candidoses ++++), s’attaquant à la muqueuse digestive touchent un individu sur deux, et sept individus sur dix pour la muqueuse génitale (dont 30% classés MST – maladies sexuellement transmissibles). Outre les infections habituelles (pertes blanches chez la femme, ou irritation du pénis chez l’homme, muguet chez l’enfant…), occasionnées par ces candidoses, on compte un nombre impressionnant d’allergies aux Candidas (eczémas, dyshidroses, et autres dermites). Des travaux récents prouvent la relation biologique perverse s’installant entre les infestations de Candida et des urticaires, de l’acné rosacé, les oedèmes de Quincke, des conjonctivites, des aphtes, des allergies respiratoires (10% des cas), gastrites (les souches remontent du colon vers l’estomac et résistent aux sucs gastriques pourtant très agressifs !), nombre des céphalées – voire des syndromes méningés ! -, et migraines, des fatigues chroniques, et même des tachycardies, des manifestations urinaires ressemblant à des cystites à colibacillose, et enfin des manifestations articulaires, évoquant des gonarthrites (des douleurs des genoux).
  •  Des parasites enfin, des amibes et aussi des flagelles. Un adulte sur trois est porteur de parasites intestinaux, et deux enfants sur trois y trouvent l’origine de leurs troubles de comportement, de leur difficulté de croissance, ou de leur pathologie infectieuse à répétition.

Causes des dégradations intestinales (liste non exhaustive)

  •  Raffinage systématique des aliments (céréales, sucre…)
  •  Les cuissons abusives, maladroites ou systématiques
  •  L’excès d’aliments crus, fruits et légumes » en particulier, par abus de fibres agressant la muqueuse et y entraînant une inflammation et des exsudations de mucus chronique…
  • Les carences alimentaires
  •  L’insuffisance d’eau de boisson ou l’excès de liquide
  •  L’abus des protéines, notamment animales
  •  Consommation régulière de charcuteries, abats, gibiers et crustacés
  •  Les excès lipidiques
  •  Les excès d’excitants (café, thé, cacao, chocolat, guarana, coca…), d’alcool, d’épices, de lait de vache, de sucre industriel, de gluten
  •  Chez l’enfant, l’impossibilité (ou le choix) d’un allaitement au sein
  •  Facteurs médicamenteux : antibiotiques, laxatifs, anti-inflammatoires stéroïdiens (corticoïdes) ou non, anti-parasitaires, immunosuppresseurs …
  •  Facteurs neuro-mécaniques digestifs : interventions chirurgicales digestives, ptoses organiques, dyskinésies biliaires, pancréatiques ou coliques, maladies inflammatoires chroniques de l’intestin …
  •  Facteurs neuropsychiques : les stress, la peur, l’angoisse, la colère …
  •  Le mélangisme alimentaire régulier …