Les fruits et légumes bio

Les fruits et légumes « bio » protègent mieux du cancer que ceux issus de l’agriculture conventionnelle, de même que les anciennes variétés de fruits encore mieux que les nouvelles.
Le Professeur Burke cherchait une thérapie non toxique de la maladie, fondée sur les réactions de guérison. En effet, dans le corps humain, des cellules s’engagent tous les jours sur la voie d’une prolifération cancéreuse, mais les systèmes de défense de notre organisme les éliminent rapidement.
Burke a d’abord découvert, en 1997, une enzyme humaine inconnue, le CYP 1B1, qui se trouve systématiquement dans les cellules cancéreuses, et celles-là seulement. Le code génétique de cette enzyme demeure, en effet, inexprimé dans les autres cellules. Nombre de laboratoires l’ont vérifié.
Comme d’autres enzymes de la même catégorie CYP participent, dans les tissus normaux, aux processus de détoxification, Burke s’est donc demandé si le CYP 1B1 des cellules cancéreuses n’appartenait pas à l’arsenal des défenses humaines contre le cancer.
Les toxiques employés actuellement en chimiothérapie tuent les tumeurs, mais ils passent d’abord dans le sang et le système digestif, en déclenchant des effets secondaires douloureux. IL fallait donc trouver une molécule qui deviendrait toxique en présence du CYP 1B1, dans la cellule cancéreuse, sans empoisonner le reste du corps.
Cette recherche montrat que le CYP 1B1 agissait sur des composés végétaux, en les changeant légèrement. Potter a eu l’intuition que cela pouvait expliquer l’action bénéfique d’un régime à dominance végétarienne. On sait en effet, depuis 1992, que l’acide folique (feuilles vertes), et trois antioxydants des fruits et légumes frais (vitamines C et E, provitamine A), protègent les populations, du cancer. On a depuis trouvé diverses molécules végétales aux vertus anti-cancéreuses, dont le célèbre resveratrol des feuilles de la vigne, du raisin et du vin.
Les deux chercheurs avaient repéré d’autres produits végétaux susceptibles de devenir, eux aussi, des tueurs de cellules cancéreuses, en présence de CYP 1B1. Ils les ont désignés sous le nom de Salvestrols. Il pourrait y en avoir 50. Ils en ont isolés certains, de fruits, de fleurs ou de racines : fraise, orange, mandarine, raisin, poivron, aubergine, olive, basilic, sauge, thym, romarin, menthe, artichaut, chardon-marie et pissenlit.
Burke n’a évidemment plus obtenu de financement public pour des recherches qui s’éloignaient trop de l’industrie, c’est à la retraite qu’il fonde en 2004 le laboratoire privé « Nature’s défence ».
Il se trouve que les vieilles variétés de fruits en contiennent souvent davantage. Sans doute, ajoute-t-il, parce que les sélectionneurs modernes cherchent à obtenir des fruits sucrés alors que les salvestrols présentent un goût amer.
Précisément pour enlever cette amertume, les sociétés de distribution enlèvent les salvestrols des jus de fruits, par un procédé simple, la clarification, car ces actifs se concentrent fréquemment dans la peau des fruits. C’est pourquoi les vins rouges français qui fermentent sur les baies, renfermeraient plus de resvératrol que celui du nouveau monde, trop vite passé à la centrifugeuse. Enfin, Nature’s défence estime que les végétaux issus de l’agriculture biologique contiennent en moyenne 30% de salvestrol en plus.
Cela se comprend aisément explique Burke. La vigne, par exemple, produit le resvératrol, substance de défense en présence de champignons pathogènes comme le mildiou. Mais si on traite la vigne aux fongicides, l’attaque du mildiou n’a pas lieu et la synthèse du resvératrol, non plus. Cela a été démontré scientifiquement sur la vigne américaine muscadine viti rotundifolia. Les défenses des plantes semblent donc reprogrammables pour détruire les cellules cancéreuses chez l’humain.
Tous ces resvératrols se trouveraient favorisés par l’agriculture biologique. Mais un pesticide bien répandu bloquerait, dans les cellules cancéreuses en culture, l’action de l’enzyme CYP 1B1 sur les salvestrols. Il est difficile de ne pas publier des résultats aussi prometteurs, mais en tous cas en ce qui nous concerne, il est bon de savoir qu’en mangeant des fruits et légumes bio nous sommes dans le vrai, et que les fruits de la recherche nous donnent raison.

Il est un peu triste de constater que l’industrie qui devrait être un moteur pour un avenir meilleur est , au contraire, un frein pour avancer vers un monde plus sain. Tout cela justifié par des sources de profit bien plus intéressantes, car nos agriculteurs bio le savent bien, ils savent faire la part des choses et garder la part du pauvre. J’ai toujours entendu dire que cette part était de l’ordre de 10% de perte, réservée aux petits animaux et aux maladies qui s’estomperont rapidement si on ne veut pas constamment produire des fruits plus gros, des légumes énormes et si on ne force pas la terre à produire plus qu’elle ne peut. Les légumes et les arbres fruitiers savent, comme nous, se défendre, si on veut bien ne pas les stimuler.
Il faut savoir ne pas aller plus vite que la musique si on veut l’entendre longtemps. Et c’est valable aussi bien pour les plantes, les arbres, que pour nous.

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