l’ alimentation vivante

Les origines

Nouvelle mode, l’alimentation vivante? Pas tout à fait. La traduction, au début du XXe siècle, de l’Évangile de paix des Esséniens révéla qu’elle était pratiquée il y a plus de 2 000 ans par cette ancienne secte juive, dont les membres, dit-on, pouvaient vivre jusqu’à 120 ans. Au XXe siècle, c’est à Ann Wigmore et Viktoras Kulvinkas, fondateurs de l’Institut de santé Hippocrate, que l’on doit une importante promotion de ce régime.

Les grands principes

Les objectifs

Favoriser l’élimination des déchets accumulés dans l’organisme.

Prévenir certaines maladies, les guérir ou en alléger les symptômes

Vivre plus longtemps en bonne santé.

Les grandes lignes

En alimentation vivante, on n’a recours qu’à des aliments crus, de préférence biologiques et alcanisants, qui n’ont subi aucune transformation, exception faite de la germination et de la fermentation. La cuisson à une température plus élevée que 40 °C (104 °F) est interdite. Bien que ce régime soit habituellement végétalien, i.e. ne comprenant aucun aliment du règne animal, certaines variantes de ce régime incluent les viandes et le poisson crus.

Dans cette pratique, on adopte la plupart du temps le principe des « combinaisons alimentaires », qui consiste à ne pas mélanger certains groupes de nutriments, par exemple les protéines avec les féculents, ou les fruits sucrés avec les fruits acides.

Plus sur l’alimentation alcaline, la fermentation et la germination…Aliments alcanisants

Après avoir été absorbée, la nourriture est oxydée et il y a formation de résidus. Si, dans ces résidus, on retrouve en plus grande quantité les minéraux tels le sodium, le potassium, le calcium et le magnésium, on les désigne comme « aliments alcalinisants ». Ces aliments ont la propriété de neutraliser les aliments dits « acidifiants». Les aliments acidifiants produisent de l’acide urique, sulfurique, acétique, lactique et phosphorique.

Les promoteurs de ces régimes avancent que les aliments alcalinisants, comme les fruits, les légumes et les germinations, contribuent à un bon équilibre acido-basique de l’organisme.

Fermentation

La fermentation est un phénomène qui transforme le sucre d’un aliment en acide lactique, en alcool ou en acide acétique (vinaigre). Cette transformation se fait grâce à des micro-organismes naturellement présents dans l’aliment, ou ajoutés. La fermentation est un moyen traditionnel de conservation des aliments. C’est le seul qui améliore leur valeur nutritive, leur saveur et leur digestibilité. La fermentation lactique ou lactofermentation est celle qui est la plus intéressante du point de vue nutritionnel.
Voici des exemples d’aliments fermentés : le yaghourt, la choucroute, le miso,  le kefir,  la biere, …

Germination

La germination est le processus par lequel une graine produit son embryon et donne naissance à une nouvelle plante. Elle se produit à l’humidité et à l’abri de la lumière, et comporte une multitude de réactions chimiques. La plus importante est la synthèse d’enzymes qui permet une prédigestion des glucides, des lipides et des protéines de la graine; puis vient la multiplication impressionnante de certaines vitamines et, finalement, la production de chlorophylle qui commence quand une petite tige voit la lumière. En bref, la germination est une usine de prédigestion et de fabrication de nutriments.

 

Aliments permis

Fruits crus ou séchés

Miel non pasteurisé

Légumes crus ou lactofermentés

Légumineuses germées

Céréales germées

Pain germé

Lait de noix

Noix et graines crues ou germées

Huiles de première pression à froid

Jus de germination

Aliments végétaux déshydratés à froid

Algues

Les mécanismes d’action

L’élément clé de ce régime est la conservation des enzymes, naturellement présentes dans les fruits, les légumes et les germinations, qui sont détruites par la cuisson lorsque la température excède les 47,8 °C (118 °F). En l’absence de ces enzymes, selon l’hypothèse, les organes du système digestif et le pancréas auraient à suppléer en produisant les enzymes nécessaires à la digestion des aliments. Ceci exigerait un surcroît de travail de l’organisme et une plus grande dépense énergétique – ce qui, à long terme, affaiblirait les organes internes, prédisposant l’individu aux allergies et à plusieurs maladies (des coliques au cancer en passant par l’acné et la myopie). Ce concept repose sur les études du Dr Edward Howell qui affirmait que chaque être vivant possède un nombre limité d’enzymes.

De plus, selon les promoteurs de ce régime toujours, l’alimentation vivante permettrait d’éviter un phénomène appelé « leucocytose digestive » où l’organisme réagirait aux aliments cuits qu’il considérerait comme « étrangers ». Le système immunitaire enverrait donc ses globules blancs (leucocytes) combattre ces aliments, détournant ainsi son attention des véritables envahisseurs (bactéries, virus) et prédisposant l’organisme aux infections.

Démontrés

Il est également vrai que la cuisson peut réduire le potentiel anticancérigène des aliments, comme c’est le cas pour les isothiocynates des crucifères

Brocoli, Chou, Chou-fleur, Navet, etc.). Mais, cet inconvénient est compensé en partie parce que l’on mange généralement une plus grande quantité de légumes s’ils sont cuits que s’ils sont crus. Par contre, il a été démontré que les crudivores ont des taux significativement plus élevés d’antioxydants dans le sang que les omnivores1.