Alimentation  vivante, ou alimentation  de régénération

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L’ alimentation vivante

Nouvelle mode ? pas tout à fait… La traduction, au début du XXe siècle, de l’Évangile de paix des Esséniens révéle qu’elle était pratiquée il y a plus de 2 000 ans par cette ancienne secte juive, les essenniens,  dont les membres, dit-on, pouvaient vivre jusqu’à  plus 120 ans. ( (d’où le fameux pain éssennien , fait de graine germées, broyées et séchées au soleil)

L’Alimentation Vivante désigne tout simplement un mode d’alimentation qui favorise très largement les aliments comportant un fort taux de nutriments nécessaires au corps humain, et donc porteurs de vie. Pour comporter un fort taux de nutriments ces aliments doivent par définition être naturels, non transformés, ne comportant pas d’additif chimique, et facilement assimilable par l’être humain.Au XXe siècle, c’est à Ann Wigmore et Viktoras Kulvinkas, fondateurs de l’Institut de santé Hippocrate, que l’on doit une importante promotion de ce régime. (Le centre Hippocrate aux Etats Unis utilise avec succès depuis plus de 50 ans, entre autres ce mode d’alimentation, pour restaurer durablement la santé de personne gravement malades. )

Les objectifs

  1. Favoriser l’élimination des déchets accumulés dans l’organisme.
  2. favoriser l’equilibre acido-basique 
  3. Prévenir certaines maladies, les guérir ou en alléger les symptômes
  4. Vivre plus longtemps en bonne santé.

Les grandes lignes

En alimentation vivante, on n’a recours qu’à des aliments crus, de préférence biologiques et alcanisants, qui n’ont subi aucune transformation, exception faite de la germination et de la fermentation. La cuisson  ou déshydratation à une température de 42 °C maximum.
Les oléagineux, les jus de jeunes pousses comme le jus d’herbe de blé, …
Chacun peut y ajouter tout ou partie de ces aliments à son mode alimentaire habituel, en fonction des objectifs qu’il recherche.
Bien que ce régime soit habituellement végétalien,  certaines variantes de ce régime incluent les viandes et le poisson crus.
Dans cette pratique, on adopte la plupart du temps le principe des « combinaisons alimentaires », qui consiste à ne pas mélanger certains groupes de nutriments, par exemple les protéines avec les féculents, ou les fruits sucrés avec les fruits acides.

Après avoir été absorbée, la nourriture est oxydée et il y a formation de résidus.
Si, dans ces résidus, on retrouve en plus grande quantité les minéraux tels le sodium, le potassium, le calcium et le magnésium, on les désigne comme « aliments alcalinisants», alors ils pourrons  neutraliser les aliments dits « acidifiants», qui produisent de l’acide urique, sulfurique, acétique, lactique et phosphorique.  grâce à cette neutralisation ces « acides » ou « toxines » pourrons être éliminées . ( voir equilibre acido-basique)

Les aliments alcalinisants, comme les fruits, les légumes et les germinations, contribuent à un bon équilibre acido-basique de l’organisme.
La fermentation
La fermentation est un phénomène qui transforme le sucre d’un aliment en acide lactique, en alcool ou en acide acétique (vinaigre). Cette transformation se fait grâce à des micro-organismes naturellement présents dans l’aliment, ou ajoutés. La fermentation est un moyen traditionnel de conservation des aliments. C’est le seul qui améliore leur valeur nutritive, leur saveur et leur digestibilité. La fermentation lactique ou lactofermentation est celle qui est la plus intéressante du point de vue nutritionnel.
Voici des exemples d’aliments fermentés : le yaghourt, la choucroute, le miso,  le kefir,  la biere, …

La germination
La germination est le processus par lequel une graine produit son embryon et donne naissance à une nouvelle plante. Elle se produit à l’humidité et à l’abri de la lumière, et comporte une multitude de réactions chimiques. La plus importante est la synthèse d’enzymes qui permet une prédigestion des glucides, des lipides et des protéines de la graine; puis vient la multiplication impressionnante de certaines vitamines et, finalement, la production de chlorophylle qui commence quand une petite tige voit la lumière. En bref, la germination est une usine de prédigestion et de fabrication de nutriments.

Aliments permis
Fruits crus ou séchés
Miel non pasteurisé
Légumes crus ou lactofermentés
Légumineuses germées
Céréales germées
Pain germé
Lait de noix
Noix et graines crues ou germées
Huiles de première pression à froid
Jus de germination
Aliments végétaux déshydratés à froid
Algues

Les mécanismes d’action

L’élément clé de ce régime est la conservation des enzymes, naturellement présentes dans les fruits, les légumes et les germinations, qui sont détruites par la cuisson lorsque la température excède les 47,8 °C (118 °F).
En l’absence de ces enzymes, les organes du système digestif et le pancréas compensent en produisant les enzymes nécessaires à la digestion des aliments. Ceci exige un surcroît de travail de l’organisme et une plus grande dépense énergétique – ce qui, à long terme, affaiblit les organes internes, prédisposant l’individu aux allergies et à plusieurs maladies (des coliques au cancer en passant par l’acné ,la myopie…). Ce concept repose sur les études du Dr Edward Howell qui affirmait que chaque être vivant possède un nombre limité d’enzymes.
De plus, l’alimentation vivante permettrait d’éviter un phénomène appelé « leucocytose digestive » où l’organisme réagit aux aliments cuits qu’il considérerait comme « étrangers ». Le système immunitaire enverrait donc ses globules blancs (leucocytes) combattre ces aliments, détournant ainsi son attention des véritables envahisseurs (bactéries, virus) et prédisposant l’organisme aux infections.
Il est également vrai que la cuisson peut réduire le potentiel anticancérigène des aliments, comme c’est le cas pour les isothiocynates des crucifères